Etats Généreux de la Femis

25 juin 2009

RETOUR DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Salut à tous et merci de vous être mobilisés en venant à l'AG de vendredi dernier ou en votant le texte* (109 POUR 5 CONTRE 50 ABSTENTIONS) : cela nous a permis de nous faire clairement entendre.

Nous ne ferons pas ici le compte-rendu exhaustif du CA dans la mesure où les débats donnent lieu à un procès verbal regroupant l"intégralité des prises de parole et disponible sur simple demande auprès de la direction.

Retenons l'essentiel : le CA a voté à l'unanimité la création d'un groupe miller chargé de consulter le plus largement possible (dans et hors l'école) et de faire des propositions de refonte à la direction de l'école. Le choix du remplacement de Carole devrait se faire à partir des premières conclusions du groupe (avant la fin de l'année 2009).

A la rentrée prochaine nous invitons tous ceux qui souhaiteraient s'exprimer auprès de ce groupe à le signaler au futur comité des élèves.

Dans les jours qui viennent Claude Miller va devoir composer une équipe de 8 personnes environs à partir des "personnalités extérieures représentant la profession au CA" :

Rachid Bouchareb (cinéaste), Roxane Arnold (distributrice-exploitante), Claire Denis (cinéaste), Pascal Breton (producteur), Radu Mihaileanu (cinéaste), Caroline Champetier (directrice de la photographie), Pascale Ferran (cinéaste), Alain Attal (producteur), Céline Sciamma (cinéaste), Dominique Hennequin (mixeur), Jacques Bidou (producteur) et Emmanuel Giraud (producteur).

Hier avait lieu un débat avec quelques membres du "comité de soutien" (pétition) en salle Renoir. Nous n'étions qu'une vingtaine. Mais on a pu sentir une très grande méfiance à l'égard du futur "groupe Miller" accusé d'être à la solde de l'Etat (parce que les "personnalités extérieures" sont nommées par le ministère sur avis du CNC) et d'être très "homogène" en termes de "type de cinéma". On a défendu notre ligne (c'était ce groupe ou pas de groupe).

Nous étions 4 élèves au CA, deux déléguées siégeant et ayant un droit de vote (Anna Ciennick et Marine Arrighi de Casanova) et deux représentants de la délégation des Etats Généreux invités et sans droit de vote (Roy Arida et Vincent Cardona). N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez des informations complémentaires.

Vincent, pour la délégation

PS : À chacun de se faire son avis, je pense pour ma part que ce groupe empêche la direction de l'école de "monopoliser" la refonte sans remettre en cause la légitimité des dirigeants de l'école (le groupe est consultatif). Les questions concernent donc l'ouverture de ce groupe à toutes les sensibilités à l'intérieur comme à l'extérieur de l'école et l'applicabilité de ses futures propositions (qui dépendra de leur pertinence et du soutien exprimé ou non par les élèves au moment de la remise de ces propositions).

Pour ma part, ce groupe indique que le feu n'est pas mort et que l'avenir du mouvement appartient aux "devenirs minoritaires" des élèves...

(*) TEXTE SOUMIS AU VOTE DES ÉLÈVES ET LU AU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 23 JUIN 2009

Le 30 mars dernier, après une semaine de grève historique, nous écrivions : « CONTRE L’INERTIE, LE CLOISONNEMENT ET L’OPACITÉ CONSTATÉS À LA FÉMIS, L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS EXIGE LA MISE EN OEUVRE DES PRINCIPES DE TRANSVERSALITÉ, DE TRANSPARENCE ET D’OUVERTURE DE L’ÉCOLE SUR L’EXTÉRIEUR. NOUS ESTIMONS QUE LE RESPECT DE CES PRINCIPES NÉCESSITE UN CHANGEMENT RADICAL ET URGENT DE NOTRE ÉCOLE, QUITTE A EN MODIFIER LES STATUTS ».

Nous avons ensuite fait le pari de travailler avec l’équipe dirigeante au sein d’ateliers de négociation afin de réfléchir à la mise en œuvre de ce « changement radical ». Nous ne prétendrons pas que ce fut une erreur, que ce travail n’ait rien donné, ce serait faux.

Le travail effectué permettra sûrement d’améliorer l’école, il faut encourager et poursuivre ces avancées, il serait idiot d’y renoncer. Mais nous ne pouvons que constater que les questions les plus englobantes n’ont pas été traitées.

Forts de l’expérience vécue des négociations, nous ne pensons pas que la direction actuelle puisse accomplir ce travail, nous ne pensons pas non plus qu’une autre direction puisse le faire et encore moins, nous-mêmes, les élèves. Nous avons besoin d’un solide travail de réflexion basé sur une large consultation de tous les avis et de toutes les idées, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école. Les « consultés » ne pouvant pas être les « consultants », ce travail ne peut être effectué efficacement que par des personnes à la fois suffisamment extérieures à l’école et en même temps suffisamment intégrées pour agir légitimement et ne pas s’ériger en « club privé » complètement extérieur. C’est la raison pour laquelle nous demandons au président de l’école, Claude Miller, de constituer un groupe de travail et de consultation à partir des « personnalités extérieures » représentant la « profession » au sein du conseil d’administration de la Fémis.

Il ne s’agit pas de créer une réflexion concurrente à celle du comité des études en charge de l’élaboration des programmes mais d’aborder sereinement les questions soulevées par les États Généreux, dont, entre autres :

-   La place et le rôle d’une école comme la Fémis dans le paysage actuel du cinéma et de son enseignement (notamment ses relations avec l’université et la jeune création)
-   L’organisation départementale des études
-   La réforme du concours et la question de la diversité sociale et ethnique des étudiants
-   La répartition des rôles entre le président, le directeur général et la direction des études
-   Le mode d’intervention et la diversité des professionnels dans l’école
-   L’insertion professionnelle des étudiants
-   L’organisation de la direction des études et de l’élaboration de la pédagogie

Au moment où l’école doit procéder au remplacement du poste de directeur des études, il nous semble indispensable de prendre le temps de redéfinir le rôle et la place de la direction des études dans l’élaboration de la pédagogie avant toute nomination. Nous ne voudrions pas que le départ et le remplacement précipité de Carole Desbarats apparaisse comme un changement nécessaire et suffisant au mouvement insufflé par les États Généreux. Nous souhaiterions au contraire trouver dans ce départ l’élan d’une véritable réflexion sur les principes et l’organisation de l’école. C’est la raison pour laquelle nous demandons que toute décision concernant un éventuel remplacement au poste de directeur des études se fonde sur les conclusions du groupe de consultation, conclusions qui devront être rendues avant la fin de l’année 2009. Nous souhaiterions enfin que l’école, en collaboration avec le groupe réuni autour de Claude Miller, organise ponctuellement des rencontres publiques permettant à chacun de suivre les avancées de la consultation et d’y participer.

Les élèves de la Fémis, le 19 juin 2009


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16 juin 2009

Réunion-débat mercredi 24 juin à 20h45

Venez nombreux !

Mercredi 24 juin 20h45

RÉUNION-DÉBAT

« Qu’attend-on d’une école de cinéma ? »

en présence de

Nicole Brenez
Maître de conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Programmatrice à la Cinémathèque française

David Faroult
Réalisateur (12e promotion de la Fémis)
Maître de conférences à l’Université de Paris Est Marne-la-Vallée

Jacques Loiseleux
Chef opérateur
Intervenant dans plusieurs écoles de cinéma (IDHEC/Fémis, ECAL-Lausanne,
EICTV-Cuba)

Arnaud des Pallières
Réalisateur (1e promotion de la Fémis)

(sous réserve)

Cette réunion publique sera d’une part l’occasion de faire un bilan critique à
mi-parcours des Etats généreux, d’autre part un espace de réflexion plus large sur
la notion même d’école de cinéma.

Une école ne doit-elle être qu’un lieu accueillant et professionnalisant des
individus ou doit-elle être animée par une vision et des ambitions vis-à-vis de
l’art et de la société ?

Entre le formatage et la liberté, quels chemins de traverse ?

Selon qu’on soit étudiant, intervenant, chercheur ou spectateur, qu’attend-on
d’une école de cinéma ?

La Fémis, salle Jean Renoir
6 rue Francœur, 75018 PARIS
M° Lamarck-Caulaincourt (l.12) ou Château Rouge (l.4)
Renseignements : femis2009@gmail.com

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AG vendredi 19 juin à 14h30

Bonjour à tous,

Les vacances s’approchent à grands pas. Avant que l’été ne nous éparpille, il est nécessaire que l’on se réunisse une nouvelle fois, tous ensemble, pour faire un bilan avec les négociateurs et démontrer que le mouvement est loin d’être mort !

Des progrès ont été obtenus mais de nombreux points attendent encore des réponses et nous devons rester mobilisés.

Pour l’heure, un groupe de travail encadré par Carole Desbarats est en train de mettre en place des programmes « de transition » pour l’année 2009-2010, prenant en compte les propositions de l’atelier pédagogie.

Nous pensons  que les réformes et la réflexion autour de ce que peut et doit être une école de cinéma ne doivent pas s’arrêter là et demandons la création d’un groupe extérieur autour de Claude Miller et composé de professionnels siégeant au conseil d'administration (producteurs, réalisateurs, scénaristes...)

Ce groupe, dont une des fonctions sera de consulter les différentes personnes présentes dans l’école, aura pour mission de continuer la réflexion et de proposer une réforme de la fémis en profondeur.

Pour que les changements dans l’école soient à la hauteur de nos revendications :

RDV vendredi 19 juin à 14H30 à la cafétéria pour une A.G. qui montrera notre détermination à continuer nos « états généreux » !

 

Soyons nombreux, soyons joyeux,

Les délégués.

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07 mai 2009

BILAN DES GROUPES DE TRAVAIL D'AVRIL 2009

Bonjour à tous,

veuillez trouver en cliquant sur le lien suivant le Bilan des groupes de travail d'avril 2009 rédigé par la direction.
Il devait initialement nous être présenté mardi lors de la deuxième réunion publique et qui n'a finalement pas eu lieu vu le peu d'étudiants présents.

Bien à vous.
Les membres des ateliers de négociation
  


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06 mai 2009

PLATEFORME DISCUSSION ETUDIANTS EN SON pour ATELIER PEDAGOGIE

Points dégagés de la synthèse de la réunion son du 24 Mars 2009

Bonjour à tous,

afin qu'ils puissent avancer dans leur atelier,
les membres de l'atelier de négociation "pédagogie" ont demandé d'extraire du document de synthèse que nous avions produit lors de la semaine des Etats Genereux (le 24 Mars dernier) les revendications des étudiants "son" liés à la pédagogie, voici les points qui se dégageaient du document:

-système d'évaluation personnelle régulier permettant un suivi individualisée des étudiants par les directeurs de départements

-interventions/formation tenant plus compte de l'avancée de notre apprentissage dans les différents domaines ou disciplines

-mise en place d'un exercice "forme libre" à l'instar de l'exercice trucage des monteurs à placer en début de 3ème année à la place des deux modules de rappels sur la prise de son et le montage

- mise en place d'un exercice de formation commune aux réalisateurs et scénaristes afin de les sensibiliser aux enjeux de la bande sonore et ce dès l'écriture

A vos commentaires pour toutes suggestions!

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01 mai 2009

COMPTE RENDU DE LA 7EME REUNION DU GROUPE PEDAGOGIE

JEUDI 30 avril

Thème : LA TRANSVERSALITE

- LA 1ère Annee -

Présents : Vincent Le Port, Marion Desseigne-Ravel, Laurent Navarri, Claude Lepape (qui remplace à présent Héloise Adam), Carole Desbarats, Jean Paul Civeyrac, Claire Simon, Jean-Jacques Bouhon, Jacqueline Borne, Laurence Berreur, Anne Le Gonidec et Caroline Fanier.

En raison de la réunion de 17h avec Marc Nicolas, la réunion a été écourtée d’une heure.

Carole ayant « invité » Caroline Fanier, elle propose que la 1er année soit le sujet de la réunion. Nous lui répondons que nous n’avions pas prévu d’aborder ce point là aujourd’hui et que nous l’avons donc pas préparé.

On décide donc, comme la réunion ne dure qu’une heure de dégrossir le sujet et de lister les points ou les problèmes à creuser à la prochaine réunion.

- Nous commençons à affirmer que nous tenons aux F16 et que nous ne voulons pas les voir supprimées.

Par contre, nous proposons de réfléchir à leur place :

- Peut-on les avancer pour libérer un temps commun à tous les cycles en fin d’année ?

Pour Caroline, les avancer trop dans l’année nous ferrait perdre un voire deux mois. A l’heure actuelle, les F16 se finissent fin juillet. Une partie de la promo finit sa F16 alors que les autres sont déjà en vacances. Elle propose de les avancer de 15 jours max.

- Peut-on décaler les analyses des F16 en première année pour ne pas empiéter sur le 2B ?

Le département réalisation est plutôt hostile à cette idée : mettre les analyses des F16 en début de 2A permet d’aborder les films avec du recul et d’éviter les analyses « à chaud ».

Anne propose plusieurs temps d’analyse : les premiers films terminés, on fait une première session d’analyse puis on repart en tournage, etc. Cela permettrait de faire profiter aux derniers tournages des analyses des premiers. Pour certains, ce temps de réflexion a déjà lieu lors du débriefing des projections de rushes.

Carole a demandé à Caroline de réfléchir à une façon de libérer du temps en première année : « il faut alléger le 1er cycle »…

Deux points font l’unanimité : on garde les F16, on garde les 3 min. Nous tombons d’accord pour dire que les 3 min n’auraient pas de sens réduits à 2 tournages.

Caroline fait deux propositions qui permettraient de libérer 15 jours/ 3 semaines de temps commun :

1° proposition :

Constat : les écritures de scénario des F16 prennent beaucoup de temps et sont souvent laborieuses… Caroline propose de s’inspirer du système de la 9° promo :

- Les scénaristes du 2A écrivent les scénarios des F16. Cela permettrait de passer de trois semaines d’écriture à une semaine de réécriture où chacun pourrait s’approprier ces scénarios.

On propose d’élargir cette formule aux scénaristes du 2B, les 3° cycles n’ayant matériellement pas le temps d’y participer. Combien de scénarios faut-il écrire : 6, 12 ? D’autres départements (réalisation notamment) pourraient participer à cette écriture… Mais proposer trop de scénarios n’est pas non plus souhaitable (l’intérêt de l’exercice est justement que plusieurs personnes réalisent et se réapproprient un même scénario.)

Le département réalisation est hostile à cette proposition, plusieurs arguments :

- On risque de tomber dans un exercice de style maniéré où chacun essaye de se démarquer, de faire le truc inédit qui déchire…

(la « concurrence » ou plutôt l’émulation existe déjà en F16, chacun veut faire une F16 qui sort du lot…)

- C’est bien d’écrire, on ne peut comprendre ce que c’est qu’un scénario qu’en écrivant… L’écriture des F16 est parfois très difficile, beaucoup de scénarios sont « ratés » mais ils arrivent que certaines « perles » surgissent. Les élèves n’étant ni en scénario, ni en réalisation n’aurait plus l’occasion d’écrire…

Nous rétorquons que si les projets personnels sont mis en place (et ils le seront !), la situation sera différente. Et que, de toute façon, si cette proposition est mise en place, les transgressions seront monnaie courante.

Caroline résume la situation en rappelant qu’elle avait elle-même milité pour que chacun écrive son scénario. Les deux formules ont leurs défauts, leurs qualités et l’apprentissage serait différent. Mais il s’agit surtout de changer un système en place depuis 10 ans, d’essayer une nouvelle formule qui libérerait du temps.

Les élèves se prononcent globalement favorables à cette idée :

- Elle permettrait aux élèves scénaristes de voir un de leur scénario porté à l’écran…

- Elle recouperait une proposition des réalisateurs : mettre en place en exercice où le réal se confronterait à un scénario déjà écrit.
- Elle permettrait de se concentrer plus longtemps sur le casting, les repérages, l'élaboration de la mise en scène, etc.

Le point a été laissé en suspens. Nous avons demandé à avoir du temps pour consulter les élèves sur cette question.

Caroline signale que l’on pourrait gagner du temps en faisant mixer les F16 par les 2A.

RAPPEL : c’est Jean Pierre Laforce qui a insisté pour chaque élève mixe en 1er cycle. Pour lui, le mixage est un poste comme les autres et doit donc être abordé.

2° proposition de Caroline :

- Supprimer les minutes Lumière. En précisant que le temps autour du documentaire de 2A pourrait être renforcé.

On gagnerait 3 semaines.

Cette proposition ne fait pas l’unanimité auprès des élèves :

Deux optiques différentes :

- Les minutes Lumière ne fonctionnent pas très bien à l’heure actuelle, ils sont intéressants comme exercice de cadre. En tant que tels, on peut les rattacher à un autre temps de formation technique (apprentissage du cadre et du son, par exemple).

- Les minutes Lumière sont le seul temps en premier cycle où les élèves sortent un peu de l’école, où ils se confrontent à une réalité documentaire. Il serait dommage de réduire le temps de réflexion autour du documentaire à la seule 2° année. On parle beaucoup d’ouverture vers l’extérieur, or la première année est de loin la plus fermée ou fémissocentrée…

Ce à quoi on peut aussi répondre qu’avec la mise en place de cartes blanches et de modules optionnels en 2ème et 3ème années, la question du documentaire risque de s’étendre beaucoup plus.


NB : Pas de réunion mercredi prochain.

RAPPEL : AG lundi 4 à 18h, les F16 et plus globalement la première année seront à l’ordre du jour ! Ainsi que les TFE. Ainsi que les nouveaux programmes de 2ème et 3ème années. Bref, ça concerne tout le monde. Aussi, soyez présents.

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COMPTE RENDU DE LA 6EME REUNION DU GROUPE PEDAGOGIE

MERCREDI 29 avril


Thème : L’ANALYSE DES FILMS

Présents : Laurent Navarri, Marion Desseigne, Vincent Le Port, Carole Desbarats, Alain Bergala, Catherine Zins

Nous commençons par parler de l’analyse des exercices courts (durée de une ou deux semaines). A été décidé de consacrer ½ journée de bilan/analyse avec l’intervenant et les directeurs de départements. Cette demie journée sera annoncée à l’avance mais, dans le cas d’un exercice d’une semaine, n’aura pas forcément lieu pendant cette semaine d’exercice.

L’idée est de faire un temps de pause, de bilan, de retour sur le travail accompli, ce qui évitera le cas actuel d’accumulation des exercices.

Cela concernera, entre autres, certains des exercices décor, montage, son, image, etc.


Pour les exercices longs autres que ceux des élèves réals (cas des enseignements spécifiques débouchant sur un film, par exemple), a été décidé la mise en place d’une analyse : par les directeurs de départements dans un premier temps (en invitant l’intervenant principal de l’exercice), ce serait le moment de réflexion sur le travail, le processus de fabrication du film, etc. ; avec un intervenant extérieur dans un second temps, qui apporterait un point de vue décalé et complémentaire (ex : un producteur pour un exercice scénario ; un scénariste pour un exercice montage, etc.).


Nous avons ensuite aborder la question des analyses des travaux des élèves scénaristes (surtout les longs métrages).

Le nouveau fonctionnement des analyses mis en place cette année a convaincu les élèves : un premier temps avec un producteur extérieur et l’intervenant (avec présence « muette » des directeurs de département) ; un second temps en tête à tête avec un des deux directeurs de département.

Cependant, il y a actuellement un énorme problème de visibilité des travaux des élèves scénaristes. Nous avons proposé d’y associer beaucoup plus largement les autres départements (actuellement, seuls les élèves producteurs sont présents aux analyses des scénarios de longs métrages, associés en binôme avec un élève scénariste).

Catherine Zins a proposé d’inclure les élèves monteurs aux différentes étapes de l'écriture des longs métrages, pas en tant que co-scénaristes mais pour étudier par binôme monteur/scénariste la structure du scénario, le fonctionnement du récit, le rythme du film, etc.

D’autre part, nous avons proposé d’élargir le binôme producteur/scénariste des analyses de longs métrages à d’autres départements : montage, donc, mais aussi réalisation, avec ouverture possible aux autres départements.

L’idée serait que chaque élève d’une promotion lise au moins un scénario de long métrage de ses camarades et qu’il en fasse une « fiche de lecture-bilan ». La présence aux analyses est aussi possible, sans que la parole des élèves soit prépondérante. Cela rendrait plus visible le travail des scénaristes et pourrait donner lieu à plus de collaboration sur des projets personnels ou des exercices (TFE, enseignements spécifiques, etc.).


Par rapport à cette analyse des scénarios, Alain Bergala s’est dit très intéressé d’y participer, mais que cela requiert un temps qu’il ne possède pas actuellement. Il a proposé de séparer son poste en 2, de le partager avec une autre personne (il n’y aurait donc ni création d’un nouveau poste ni salaire supplémentaire) afin de mieux se répartir les tâches. Cette personne devra avoir des disponibilités (et aussi sans doute des compétences et des goûts) complémentaires à celles d’Alain Bergala. Alain Bergala nous a dit que cela lui permettrait, entre autres, de lire et de faire l’analyse chaque année d’au moins un des longs métrages de chacun des élèves scénaristes.


Nous avons poursuivi sur le déroulement des journées analyses proposées par Alain Bergala. Le constat est que les élèves ne s’y sentent pas assez impliqués et ont une certaine tendance à l’indolence, voire l’apathie (on est si bien dans les fauteuils de la salle renoir…). Alain Bergala s’est dit tout à fait d’accord pour revoir le fonctionnement de ces journées pour en faire de véritables lieux d’échange. Un premier point, assez banal, a été soulevé : il faut revoir l’éclairage de la salle Renoir (c’est à voir avec la direction technique). Mais surtout, Alain Bergala propose que nous prenions les rênes de ces journées pendant une ou deux heures, pour présenter des films de notre choix, animer la discussion, du moment que ces films choisis (pourquoi pas les nôtres ?) sont en rapport avec le programme de la journée.


Il a aussi regretter deux choses : le fait que ces journées d’analyse sont souvent placées en cours de projet, amenant une désertion ou relatif désintérêt des élèves ; la disparition de ces journées d’analyse à partir du 2B. Avec Carole Desbarats, il a proposé de mettre en place deux fois chaque année 3 journées complètes consacrées à ces moments de réflexion et d’analyse de films.


Nous avons ensuite évoqué l’analyse des projets personnels et des cartes blanches. Pour les cartes blanches, il nous semblait qu’une analyse conjointe entre directeurs de département et le créateur de l’exercice était suffisante.

Pour les projets personnels, nous ne sommes pas tombés sur un accord définitif. Si nous ne voulons pas que ce soit de petits travaux invisibles quelque peu ignorés par l’école, la question de l’analyse est assez importante. Nous avons proposé de reprendre les phases 2 et 3 de l’analyse des gros exercices (une « oreille extérieure » puis les directeurs de département).


Pour finir, la question de l’analyse des films « non-sortables » de l’école par un programmateur de festival à été remise sur le tapis. Un certain temps après que ces films « non-sortables » soient finis, un programmateur viendrait les voir, puis en choisir (ou pas) quelques uns qu’il lui semblerait intéressant de diffuser à l’extérieur, en discutant avec nous des raisons de son choix.

Nous avons souligner le fait que cela entrait en contradiction avec le principe que la direction des études donne à l’existence de ces films « non-sortables », qui consiste en gros à pouvoir se lâcher, expérimenter, tenter des choses, ne pas se préoccuper de la question des droits, etc. Si nous savons qu’à un horizon proche, un programmateur viendra peut-être sélectionner un ou deux films parmi nos productions, cet espace de liberté créative sera sans doute réduit.


Nous avons décidé de clore, pour le moment, les ateliers « analyse ». Nous attendons maintenant que la direction des études fournisse un document de mesures concrètes à appliquer pour la mise en place de ces nouvelles analyses, sur lequel nous pourront retravailler ensuite.

Il ne faut surtout pas oublier que ce nouveau « système d’analyse » ne doit en aucun cas être figé dans le marbre mais qu’il doit au contraire être adaptable au cas par cas.

Lors de l’AG de lundi 18h, si vous avez des propositions, questionnements, coups de gueule sur tout ce qui a été décidé/proposé, n’hésitez pas.


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29 avril 2009

COMPTE-RENDU 6ème REUNION ATELIER « STRUCTURE & CHAINES DE DECISION»

COMPTE-RENDU 6ème REUNION ATELIER « STRUCTURE & CHAINES DE DECISION»

MARDI 27 AVRIL 16H-19H

En présence de : Roy ARIDA, Marc-Olivier BRULLE, Vincent CARDONA, Raphaël LEFEVRE, Emmanuel PAPILLON, Jonathan POUTHIER, Marc NICOLAS, Jean-Marc VERNIER

ORDRE DU JOUR : le « Cinéfémis »

Marc Nicolas introduit la séance en insistant sur le fait que les projections font partie des points majeurs qu’il faut améliorer au sein de l’école.

Vincent Cardona résume l’idée du Cinéfémis : penser l’école comme un cinéma à trois salles, avec une programmation quasi-permanente, à la fois souple et régulière, connue d’une semaine sur l’autre. Ce à quoi Marc Nicolas rétorque que l’école n’est pas et ne peut pas devenir, du moins en permanence car elle l’est à quelques occasions, un lieu public.

Il s’agirait donc de séparer, avec par exemple un code couleur pour la lisibilité, les projections internes et les projections publiques.

Les projections internes seraient des projections régulières des films des étudiants de l’école, sortes de « séances de rattrapage » des projections du soir organisées après chaque exercice. Ces séances pourraient avoir lieu deux jours par semaine à la pause déjeuner (ex : 13h15-14h15).

Les projections publiques :

- ciné-club

- films des anciens

- séances de l’AFC, de pointligneplan, etc.

Emmanuel Papillon fait savoir qu’en arrivant à la Fémis, il a été choqué par la qualité des projections, par le non-respect d’un protocole de base, concernant notamment le format d’origine (voir un film en DVD n’a rien à voir avec le voir en pellicule) et l’accompagnement (accueillir ; informer ; expliquer, le cas échéant, que le support n’est pas celui d’origine).

Thomas Rosso ajoute qu’il y a une difficulté, à la Fémis comme à l’extérieur, d’assumer le suivi d’un film après sa copie zéro, de le présenter, de l’accompagner.

Cela met en lumière une lacune dans la pédagogie à ce niveau : il faudrait qu’il y ait plus de temps consacré dans le cursus à la question des projections de films.

Comment incarner ce Cinéfémis ? Centraliser les informations, programmer, s’assurer du bon déroulement de ces projections, etc. ?

Aujourd’hui, Sylvie Chagnard centralise les réservations de salles sur Praxis (l’Intranet de réservation de toutes les salles de l’école), mais en raison d’une part du caractère peu pratique de cet outil (de gestion et non de communication), et parce que ce serait beaucoup demander à Sylvie, il est inenvisageable de la laisser se charger de coucher ce programme sur papier.

Il est donc nécessaire de mettre en place un comité (composé uniquement d’étudiants ou également de permanents ?) qui assurerait non seulement la programmation des « séances du midi », mais aussi la visibilité de la programmation globale hebdomadaire et le suivi logistique des projections.

De nombreuses idées ont été évoquées ; diverses questions soulevées (séparer ciné-club et séances du midi, journal, festival, etc.). Les discussions sont bien évidemment au stade embryonnaire et se poursuivront jeudi à 16h.

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[Audio] - 1ER COMPTE-RENDU PUBLIQUE DES NEGOCIATIONS

Vous trouverez ci-dessous les fichiers audio du premier bilan publique des ateliers de négociation du 22 avril dernier à la Fémis. (Les présentations faites par Marc Nicolas et les membres des ateliers sont suivies de questions)

ps : Les fichiers audios de la rencontre avec Claude Miller du 28 avril arrivent... !

télécharger

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CR OUVERTURE I & V : les stages

Compte rendu de l’atelier OUVERTURE du Vendredi 10 mars

Thème : « les stages »

Etaient présents : Pascale Borenstein, Julie Tingaud, Catherine Zins, Jean-Jacques Bouhon,

Pierre Emmanuel Urcun, Vincent Tricon.

1/ Historique des stages à la Fémis

Avant 2004, les stages étaient basés sur le volontariat et la disponibilité des élèves, ils n’étaient pas systématisés, pas intégrés au cursus. Dès 2004, une volonté forte émerge, celle de considérer les stages comme un moment pédagogique intégré au cursus. Ils deviennent obligatoire pour tous les élèves à la fin de la troisième année, sauf pour les réalisateurs, avec l’idée de créer un moment commun où chaque étudiant nourrit sa pratique par une connaissance du milieu professionnel. Cette idée d’alternance entre étude et observation/pratique de/dans la vie professionnelle est au cœur de la visée pédagogique des stages. Intégrés au cursus, ils deviennent obligatoires et ne peuvent être optionnels. A été mis en avant le bilan positif des stages pour les étudiants, qui s’accordent à leur désir professionnel, qui leur permettent de rencontrer des professionnels intéressants.

2/ Organisation

L’école encourage les stages d’observation actif, où l’élève peut observer et pratiquer. La structure d’accueil propose une mission au stagiaire, qui doit correspondre aux impératifs du cahier des stages pour être accepté par les directeurs de départements et par la direction des études.

Le souci de l’école est de ne pas fournir des stagiaires étudiants qui travailleraient gratuitement sur le marché, pour ne pas défavoriser les professionnels, pour ne pas encourager une pratique économique déloyale (les stages se font au détriment de l’embauche contractuelle). Dans les faits, il arrive parfois que l’élève se retrouve actif et participe à un travail qui pourrait être celui d’un assistant.

Concernant la mission et les objectifs, le stage s’organise souvent au cas par cas entre l’étudiant et son directeur de département.

Concernant les stages à l’étranger, ils sont difficiles à mettre en place car les stages sont régis en France par des conventions, pratique qui n’existe pas dans tous les pays.

3/ Proposition des étudiants

S’il paraissait clair que les étudiants ne remettaient pas en cause ni l’utilité ni la position morale de l’école par rapport aux stages, les représentants des élèves ont formulé la demande qui consiste à décaler les stages de la fin de la troisième année dans la dernière année pour libérer du temps pour le cursus. A aussi été demandée une plus grande souplesse dans l’organisation des stages, à savoir leur durée, et qu’un élève ayant fait un stage au cours de ses quatre années d’études ait rempli l’objectif pédagogique du stage obligatoire. Il a aussi été évoqué que les directeurs de départements, si une offre de stage intéressante leur est communiquée, qu’ils la proposent aux étudiants. Ils pourraient se concerter, demander un aménagement des cours exceptionnels pour permettre aux étudiants d’effectuer ce stage.

Si les directeurs de département présents étaient d’accord pour revoir la durée et le moment des stages, un problème d’organisation de la 4ème année se pose, à savoir la disponibilité des étudiants pour les TFE. De plus, cette décision et mise en place relève des fonctions de la direction des études.

Décaler les stages en 4ème année implique une remise en cause de l’objectif d’alternance entre étude et observation/pratique dans le monde professionnel. Les stages deviendraient alors professionnalisants, ce qui pose le problème à l’école de ne pas fournir une main d’œuvre gratuite au détriment des professionnels. Mais pour l’élève, un stage en dernière année favorise la prise de contacts avec le monde professionnel et donc l’insertion de l’étudiant sur le marché.

Nous avons aussi demandé une meilleure communication des offres de stages, qui passerait par le réseau intranet, un affichage public, etc.

4/ Bilan

 Si les demandes de décaler les stages et de les rendre plus flexibles ont été entendues par la directrice des relations extérieures, mettre en place ces demandes et les discuter de manière plus approfondie relève des compétences de la direction des études. Il semble aussi qu’il faille réfléchir au moment des stages dans le cursus, les mettre en 4ème année pourrait compromettre l’organisation des TFE.

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