25 juin 2009

RETOUR DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

Salut à tous et merci de vous être mobilisés en venant à l'AG de vendredi dernier ou en votant le texte* (109 POUR 5 CONTRE 50 ABSTENTIONS) : cela nous a permis de nous faire clairement entendre.

Nous ne ferons pas ici le compte-rendu exhaustif du CA dans la mesure où les débats donnent lieu à un procès verbal regroupant l"intégralité des prises de parole et disponible sur simple demande auprès de la direction.

Retenons l'essentiel : le CA a voté à l'unanimité la création d'un groupe miller chargé de consulter le plus largement possible (dans et hors l'école) et de faire des propositions de refonte à la direction de l'école. Le choix du remplacement de Carole devrait se faire à partir des premières conclusions du groupe (avant la fin de l'année 2009).

A la rentrée prochaine nous invitons tous ceux qui souhaiteraient s'exprimer auprès de ce groupe à le signaler au futur comité des élèves.

Dans les jours qui viennent Claude Miller va devoir composer une équipe de 8 personnes environs à partir des "personnalités extérieures représentant la profession au CA" :

Rachid Bouchareb (cinéaste), Roxane Arnold (distributrice-exploitante), Claire Denis (cinéaste), Pascal Breton (producteur), Radu Mihaileanu (cinéaste), Caroline Champetier (directrice de la photographie), Pascale Ferran (cinéaste), Alain Attal (producteur), Céline Sciamma (cinéaste), Dominique Hennequin (mixeur), Jacques Bidou (producteur) et Emmanuel Giraud (producteur).

Hier avait lieu un débat avec quelques membres du "comité de soutien" (pétition) en salle Renoir. Nous n'étions qu'une vingtaine. Mais on a pu sentir une très grande méfiance à l'égard du futur "groupe Miller" accusé d'être à la solde de l'Etat (parce que les "personnalités extérieures" sont nommées par le ministère sur avis du CNC) et d'être très "homogène" en termes de "type de cinéma". On a défendu notre ligne (c'était ce groupe ou pas de groupe).

Nous étions 4 élèves au CA, deux déléguées siégeant et ayant un droit de vote (Anna Ciennick et Marine Arrighi de Casanova) et deux représentants de la délégation des Etats Généreux invités et sans droit de vote (Roy Arida et Vincent Cardona). N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez des informations complémentaires.

Vincent, pour la délégation

PS : À chacun de se faire son avis, je pense pour ma part que ce groupe empêche la direction de l'école de "monopoliser" la refonte sans remettre en cause la légitimité des dirigeants de l'école (le groupe est consultatif). Les questions concernent donc l'ouverture de ce groupe à toutes les sensibilités à l'intérieur comme à l'extérieur de l'école et l'applicabilité de ses futures propositions (qui dépendra de leur pertinence et du soutien exprimé ou non par les élèves au moment de la remise de ces propositions).

Pour ma part, ce groupe indique que le feu n'est pas mort et que l'avenir du mouvement appartient aux "devenirs minoritaires" des élèves...

(*) TEXTE SOUMIS AU VOTE DES ÉLÈVES ET LU AU CONSEIL D'ADMINISTRATION DU 23 JUIN 2009

Le 30 mars dernier, après une semaine de grève historique, nous écrivions : « CONTRE L’INERTIE, LE CLOISONNEMENT ET L’OPACITÉ CONSTATÉS À LA FÉMIS, L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ÉTUDIANTS EXIGE LA MISE EN OEUVRE DES PRINCIPES DE TRANSVERSALITÉ, DE TRANSPARENCE ET D’OUVERTURE DE L’ÉCOLE SUR L’EXTÉRIEUR. NOUS ESTIMONS QUE LE RESPECT DE CES PRINCIPES NÉCESSITE UN CHANGEMENT RADICAL ET URGENT DE NOTRE ÉCOLE, QUITTE A EN MODIFIER LES STATUTS ».

Nous avons ensuite fait le pari de travailler avec l’équipe dirigeante au sein d’ateliers de négociation afin de réfléchir à la mise en œuvre de ce « changement radical ». Nous ne prétendrons pas que ce fut une erreur, que ce travail n’ait rien donné, ce serait faux.

Le travail effectué permettra sûrement d’améliorer l’école, il faut encourager et poursuivre ces avancées, il serait idiot d’y renoncer. Mais nous ne pouvons que constater que les questions les plus englobantes n’ont pas été traitées.

Forts de l’expérience vécue des négociations, nous ne pensons pas que la direction actuelle puisse accomplir ce travail, nous ne pensons pas non plus qu’une autre direction puisse le faire et encore moins, nous-mêmes, les élèves. Nous avons besoin d’un solide travail de réflexion basé sur une large consultation de tous les avis et de toutes les idées, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école. Les « consultés » ne pouvant pas être les « consultants », ce travail ne peut être effectué efficacement que par des personnes à la fois suffisamment extérieures à l’école et en même temps suffisamment intégrées pour agir légitimement et ne pas s’ériger en « club privé » complètement extérieur. C’est la raison pour laquelle nous demandons au président de l’école, Claude Miller, de constituer un groupe de travail et de consultation à partir des « personnalités extérieures » représentant la « profession » au sein du conseil d’administration de la Fémis.

Il ne s’agit pas de créer une réflexion concurrente à celle du comité des études en charge de l’élaboration des programmes mais d’aborder sereinement les questions soulevées par les États Généreux, dont, entre autres :

-   La place et le rôle d’une école comme la Fémis dans le paysage actuel du cinéma et de son enseignement (notamment ses relations avec l’université et la jeune création)
-   L’organisation départementale des études
-   La réforme du concours et la question de la diversité sociale et ethnique des étudiants
-   La répartition des rôles entre le président, le directeur général et la direction des études
-   Le mode d’intervention et la diversité des professionnels dans l’école
-   L’insertion professionnelle des étudiants
-   L’organisation de la direction des études et de l’élaboration de la pédagogie

Au moment où l’école doit procéder au remplacement du poste de directeur des études, il nous semble indispensable de prendre le temps de redéfinir le rôle et la place de la direction des études dans l’élaboration de la pédagogie avant toute nomination. Nous ne voudrions pas que le départ et le remplacement précipité de Carole Desbarats apparaisse comme un changement nécessaire et suffisant au mouvement insufflé par les États Généreux. Nous souhaiterions au contraire trouver dans ce départ l’élan d’une véritable réflexion sur les principes et l’organisation de l’école. C’est la raison pour laquelle nous demandons que toute décision concernant un éventuel remplacement au poste de directeur des études se fonde sur les conclusions du groupe de consultation, conclusions qui devront être rendues avant la fin de l’année 2009. Nous souhaiterions enfin que l’école, en collaboration avec le groupe réuni autour de Claude Miller, organise ponctuellement des rencontres publiques permettant à chacun de suivre les avancées de la consultation et d’y participer.

Les élèves de la Fémis, le 19 juin 2009


Posté par etats genereux à 13:56 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur RETOUR DU CONSEIL D'ADMINISTRATION

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    Posté par Term Papers, 16 février 2010 à 10:30 | | Répondre
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