01 mai 2009

COMPTE RENDU DE LA 6EME REUNION DU GROUPE PEDAGOGIE

MERCREDI 29 avril


Thème : L’ANALYSE DES FILMS

Présents : Laurent Navarri, Marion Desseigne, Vincent Le Port, Carole Desbarats, Alain Bergala, Catherine Zins

Nous commençons par parler de l’analyse des exercices courts (durée de une ou deux semaines). A été décidé de consacrer ½ journée de bilan/analyse avec l’intervenant et les directeurs de départements. Cette demie journée sera annoncée à l’avance mais, dans le cas d’un exercice d’une semaine, n’aura pas forcément lieu pendant cette semaine d’exercice.

L’idée est de faire un temps de pause, de bilan, de retour sur le travail accompli, ce qui évitera le cas actuel d’accumulation des exercices.

Cela concernera, entre autres, certains des exercices décor, montage, son, image, etc.


Pour les exercices longs autres que ceux des élèves réals (cas des enseignements spécifiques débouchant sur un film, par exemple), a été décidé la mise en place d’une analyse : par les directeurs de départements dans un premier temps (en invitant l’intervenant principal de l’exercice), ce serait le moment de réflexion sur le travail, le processus de fabrication du film, etc. ; avec un intervenant extérieur dans un second temps, qui apporterait un point de vue décalé et complémentaire (ex : un producteur pour un exercice scénario ; un scénariste pour un exercice montage, etc.).


Nous avons ensuite aborder la question des analyses des travaux des élèves scénaristes (surtout les longs métrages).

Le nouveau fonctionnement des analyses mis en place cette année a convaincu les élèves : un premier temps avec un producteur extérieur et l’intervenant (avec présence « muette » des directeurs de département) ; un second temps en tête à tête avec un des deux directeurs de département.

Cependant, il y a actuellement un énorme problème de visibilité des travaux des élèves scénaristes. Nous avons proposé d’y associer beaucoup plus largement les autres départements (actuellement, seuls les élèves producteurs sont présents aux analyses des scénarios de longs métrages, associés en binôme avec un élève scénariste).

Catherine Zins a proposé d’inclure les élèves monteurs aux différentes étapes de l'écriture des longs métrages, pas en tant que co-scénaristes mais pour étudier par binôme monteur/scénariste la structure du scénario, le fonctionnement du récit, le rythme du film, etc.

D’autre part, nous avons proposé d’élargir le binôme producteur/scénariste des analyses de longs métrages à d’autres départements : montage, donc, mais aussi réalisation, avec ouverture possible aux autres départements.

L’idée serait que chaque élève d’une promotion lise au moins un scénario de long métrage de ses camarades et qu’il en fasse une « fiche de lecture-bilan ». La présence aux analyses est aussi possible, sans que la parole des élèves soit prépondérante. Cela rendrait plus visible le travail des scénaristes et pourrait donner lieu à plus de collaboration sur des projets personnels ou des exercices (TFE, enseignements spécifiques, etc.).


Par rapport à cette analyse des scénarios, Alain Bergala s’est dit très intéressé d’y participer, mais que cela requiert un temps qu’il ne possède pas actuellement. Il a proposé de séparer son poste en 2, de le partager avec une autre personne (il n’y aurait donc ni création d’un nouveau poste ni salaire supplémentaire) afin de mieux se répartir les tâches. Cette personne devra avoir des disponibilités (et aussi sans doute des compétences et des goûts) complémentaires à celles d’Alain Bergala. Alain Bergala nous a dit que cela lui permettrait, entre autres, de lire et de faire l’analyse chaque année d’au moins un des longs métrages de chacun des élèves scénaristes.


Nous avons poursuivi sur le déroulement des journées analyses proposées par Alain Bergala. Le constat est que les élèves ne s’y sentent pas assez impliqués et ont une certaine tendance à l’indolence, voire l’apathie (on est si bien dans les fauteuils de la salle renoir…). Alain Bergala s’est dit tout à fait d’accord pour revoir le fonctionnement de ces journées pour en faire de véritables lieux d’échange. Un premier point, assez banal, a été soulevé : il faut revoir l’éclairage de la salle Renoir (c’est à voir avec la direction technique). Mais surtout, Alain Bergala propose que nous prenions les rênes de ces journées pendant une ou deux heures, pour présenter des films de notre choix, animer la discussion, du moment que ces films choisis (pourquoi pas les nôtres ?) sont en rapport avec le programme de la journée.


Il a aussi regretter deux choses : le fait que ces journées d’analyse sont souvent placées en cours de projet, amenant une désertion ou relatif désintérêt des élèves ; la disparition de ces journées d’analyse à partir du 2B. Avec Carole Desbarats, il a proposé de mettre en place deux fois chaque année 3 journées complètes consacrées à ces moments de réflexion et d’analyse de films.


Nous avons ensuite évoqué l’analyse des projets personnels et des cartes blanches. Pour les cartes blanches, il nous semblait qu’une analyse conjointe entre directeurs de département et le créateur de l’exercice était suffisante.

Pour les projets personnels, nous ne sommes pas tombés sur un accord définitif. Si nous ne voulons pas que ce soit de petits travaux invisibles quelque peu ignorés par l’école, la question de l’analyse est assez importante. Nous avons proposé de reprendre les phases 2 et 3 de l’analyse des gros exercices (une « oreille extérieure » puis les directeurs de département).


Pour finir, la question de l’analyse des films « non-sortables » de l’école par un programmateur de festival à été remise sur le tapis. Un certain temps après que ces films « non-sortables » soient finis, un programmateur viendrait les voir, puis en choisir (ou pas) quelques uns qu’il lui semblerait intéressant de diffuser à l’extérieur, en discutant avec nous des raisons de son choix.

Nous avons souligner le fait que cela entrait en contradiction avec le principe que la direction des études donne à l’existence de ces films « non-sortables », qui consiste en gros à pouvoir se lâcher, expérimenter, tenter des choses, ne pas se préoccuper de la question des droits, etc. Si nous savons qu’à un horizon proche, un programmateur viendra peut-être sélectionner un ou deux films parmi nos productions, cet espace de liberté créative sera sans doute réduit.


Nous avons décidé de clore, pour le moment, les ateliers « analyse ». Nous attendons maintenant que la direction des études fournisse un document de mesures concrètes à appliquer pour la mise en place de ces nouvelles analyses, sur lequel nous pourront retravailler ensuite.

Il ne faut surtout pas oublier que ce nouveau « système d’analyse » ne doit en aucun cas être figé dans le marbre mais qu’il doit au contraire être adaptable au cas par cas.

Lors de l’AG de lundi 18h, si vous avez des propositions, questionnements, coups de gueule sur tout ce qui a été décidé/proposé, n’hésitez pas.


Posté par etats genereux à 17:00 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur COMPTE RENDU DE LA 6EME REUNION DU GROUPE PEDAGOGIE

    Analyse de soi-même!

    Bonjour,
    Je ne suis pas sure qu'il soit bon de faire passer un film ou un scénario par la moulinette de 4 ou 5 "analysants" ni de mettre de cette façon l'étudiant dans la situation du bébé irresponsable. L'analyse est primordiale, évidemment, mais, au final, l'analyse la plus importante n'est-elle pas celle que l'étudiant fera tout seul, après avoir entendu les autres, et après un temps de digestion?

    Posté par Anne Benhaïem, 02 mai 2009 à 09:30 | | Répondre
  • scénario de long-métrage

    Bonjour!
    l'idée de faire participer un monteur à l'élaboration d'un scénario, pour pister les problèmes de construction narrative, me semble un leurre à éviter. Au montaqe, on refait le film, parfois contre le scénario. La science de la construction du monteur n'est pas celle qui doit être à l'oeuvre lors de l'écriture de scénario.

    Posté par Anne Benhaïem, 02 mai 2009 à 09:34 | | Répondre
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