23 avril 2009

COMPTE RENDU DE LA 4EME REUNION DU GROUPE PEDAGOGIE

MERCREDI 22 avril

Thème : L’ANALYSE DES FILMS

Présents : Laurent Navarri, Marion Desseigne, Vincent Le Port, Carole Desbarats, Alain Bergala, Catherine Zins, Marie-Geneviève Ripeau, Claire Simon

Etant tombés d’accord sur les 2 premiers temps des analyses (cf. le premier compte rendu), nous avons longuement discuté du troisième temps incluant les directeurs de département. Nous avons décidé de banaliser une semaine entière après chaque « gros exercice » pour la mise en place de ces analyses en trois temps.

Le premier temps, celui de la « maïeutique » (décryptage du film, de son processus de fabrication, etc.), concernera toute l’équipe du film et sera ouverte aux autres élèves. A notre demande, l’intervenant principal du « gros exercice » y sera convié, sans que sa parole soit prioritaire.

Le second, celui de « l’avis extérieur », sera ouvert à toute la promotion. Il reviendra à Alain Bergala de choisir les modalités de cette intervention avec son invité (réalisateur, universitaire, technicien, critique, etc.) Nous avons décidé qu’il serait intéressant que cet intervenant puisse être un programmateur de festival. Pour appuyer cette idée de faire venir des programmateurs de festival, Claire Simon a proposé l’idée de leur demander de venir analyser des films « non sortables » de l’école (type « Un Plan ») en les confrontant à leurs critères de sélection. Reste à savoir si nous souhaitons qu’il y ait des films « non sortables » (et si l’exercice « Un Plan » existera encore.)

Le troisième temps est celui que nous avons développé. Nous avons proposé que chaque directeur de département s’empare d’un film pour traiter d’un problème, d’une question, d’un axe qu’il a envie d’approfondir à travers ce film (ex : une question de mixage sur un film / un problème de récit sur un autre / une gestion du cadre sur un troisième, etc. etc.). Cette demande a été bien reçue mais ne sera pas « institutionnalisée ». Elle devra procéder d’un désir des directeurs de départements ou d’une demande des élèves.

Claire Simon (qui en avait discuté avec Jean-Paul Civeyrac) s’est opposée au fait de se concentrer sur un seul film, considérant que les directeurs de département doivent voir tous les films et n’en exclure aucun de l’analyse. Ce qu’elle propose, c’est la banalisation d’une journée pour voir tous les films et en discuter avec les élèves du département (en ouvrant cette discussion aux autres élèves). Bref, a donc été décidé que durant cette semaine banalisée pour l’analyse, le dernier jour serait laissé libre aux directeurs de département pour qu’ils organisent leur analyse comme bon leur semble.

Nous avons ensuite abordé le point de l’écrit. Nous regrettons l’absence totale d’écrit de la part des directeurs de département. Nous avons avancé l’idée que si les DD écrivaient un texte sur les films avant l’analyse, cela organiserait la réflexion et éviterait les influences mutuelles que l’on retrouve à l’oral (et qui étaient parmi les gros dysfonctionnements des grandes messes que nous avons connu). Ces textes parleraient aussi bien du film que du parcours de l’élève ou de l’élaboration du projet. Marie-Geneviève Rippeau a abondé dans ce sens, en proposant d’envoyer des textes aux étudiants avant l’analyse, ces textes servant ensuite de base pour la discussion, de tremplins pour la parole, évitant qu’elle se disperse. Claire Simon n’a pas été convaincue, considérant que la parole échangée oralement est toujours plus riche, moins définitive et moins figée qu’un texte écrit. Ce à quoi nous avons rétorqué qu’un des problèmes de cette école était aussi cette sacralisation-dramatisation de l’écrit, tellement rare qu’il est soit ignoré soit vécu comme une condamnation définitive. 

Nous avons aussi demandé la présence de textes en amont des projets, pendant leur préparation. Que, par exemple, les DD remettent un texte pendant le comité de validation (après tout, nous leur remettons bien une note d’intention). Cette proposition a été beaucoup plus chaleureusement accueillie par Claire Simon. Comme l’a dit Alain Bergala, les textes auront un intérêt sur un long terme, celui de laisser des traces de ce que l’on pensait (du cinéma, de nos films, de notre place dans le cursus, etc.) au moment où on les a écrit. Le fait d’avoir des textes en amont des projets participeraient de cette création d’une « mémoire du film ».

Quant aux écrits des élèves, il nous a été demandé d’en remettre un à la fin de chaque exercice, sous la forme d’un bilan, d’une auto-évaluation. Ces textes serviraient eux aussi de tremplins aux analyses et formeraient une mémoire de notre progression au cours de la scolarité. Il a même été proposé qu’on retrouve ces textes lors du diplôme de fin d’études.

Alain Bergala s’est engagé à écrire une critique sur chaque film et, si les élèves ayant travaillé sur le film l’acceptent, de publier cette critique dans le journal de La femis. Ces critiques prendraient les films comme « objets finis », sans pour autant entrer dans des analyses type Cahiers du cinéma (comme l’a répété plusieurs fois Carole Desbarats, nos films ne sont pas des « Gertrud »… Dieu merci). Carole Desbarats a ensuite proposé d’élargir ces textes critiques à d’autres personnes (universitaires, producteurs, critiques, programmateurs de festivals…) à qui on demanderait des « piges » sur un panel de productions de l’école. Idem que pour les textes d’Alain Bergala, libre à nous d’accepter la publication ou pas de ces textes dans le journal.

En fin de réunion, nous avons reçu la visite de Marc Nicolas regrettant la pauvreté (quantitative, qualitative) des écrits des élèves, pendant et après la préparation des projets. Nous avons répondu que nous allions en parler, même s’il nous semble que Marc Nicolas, étant rarement présent aux réunions de préparations ou aux comités de validation, n’était peut-être pas la personne la mieux placée pour aborder ce point… Mais respectons la parole de notre producteur délégué.

Puisque nous sommes tombés d’accord sur beaucoup de points pour le renouvellement des analyses, nous allons aborder à la prochaine réunion le fonctionnement de l’analyse sur les films autres que ceux des réalisateurs ainsi que sur les autres exercices : cartes blanches, projets personnels, enseignements spécifiques (pour lesquels il faudra parfois parler de bilan plutôt que d’analyse).

« Les choses dont on ne parle pas n’existent pas. » (Alain Bergala )

Alors si vous avez des commentaires, propositions, questionnements, n’hésitez pas.

Posté par etats genereux à 14:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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