01 avril 2009

LA REPONSE

Peu satisfait par les propos de Marc Nicolas tenus lors sa première allocution publique depuis le début des états généreux, les étudiants ont décidé de lui répondre par une lettre lue aujourd'hui mercredi 1er avril à la même heure dans la même cour. Voici la réponse:

Réponse au discours de Marc Nicolas du 31 mars.

Nous avons écouté votre discours : une petite chose en ressort, nous n’avons pas été compris.

Nous ne voulons pas faire de « petits sauts », mais remettre à plat le fonctionnement de l’école. Changer tout le temps, à petite échelle, c’est le meilleur moyen pour que rien ne change vraiment.

Nous ne voulons pas améliorer le fonctionnement d’un système mais que l’école arrête de tourner en rond.

Vous nous parlez de décisions fortes.

Mais :

Le site internet, l’accord avec l’ensad (voir le résultat devant la salle Renoir), l’accord avec le conservatoire, les stages et les pseudo échanges avec l’étranger, ne sont que des réaménagements qui ne remettent jamais en cause les fondements de l’école…

Ils ne sont qu’une belle vitrine…

On ne veut pas re-décorer la vitrine on veut changer la boutique.

Vous pointez les problèmes de l’école en accusant le principe de collégialité qui : « ne rend pas faciles certaines types de décisions sur l’équilibre global des études »…

Pourtant nous avons réussi à nous mettre d’accord à plus de 120 sur de nombreux points fondamentaux !

Nous défendons donc au contraire le principe de collégialité. Nous voulons décentrer les prises de décisions et mettre fin à la mainmise de la direction des études sur le programme et redonner du poids aux intervenants, aux directeurs de départements et aux élèves (comme nous l’avons déjà défini dans nos textes).

Comme vous l’avez vous même dit, il ne s’agit pas de faire de l’angélisme : appelons les choses par leur nom, nous sommes en conflit. Le rapport de force est plus constructif que le consensus.

Posté par etats genereux à 17:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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